Le budget de fonctionnement 2026-2027 de l’Université de Montréal a été adopté par le Conseil de l’Université à sa séance du 27 avril.
Selon les prévisions actuelles, l’UdeM devrait atteindre l’équilibre budgétaire au cours de l’année. Ses revenus comme ses dépenses s’élèveront à 1 133,3 M$. Une situation d’équilibre qui s’explique en partie par la hausse des crédits accordés à l’enseignement supérieur annoncée dans le budget du gouvernement du Québec, déposé le 18 mars.
Les données précises liées à ce réinvestissement étant toujours attendues, les projections pour l’année 2026-2027 ont été établies à partir des informations disponibles à ce jour. Selon les paramètres qui seront éventuellement communiqués par le ministère de l’Enseignement supérieur (MES), la situation pourrait évoluer et des mesures de restriction budgétaire pourraient devoir être mises en œuvre afin d’assurer l’atteinte de l’équilibre.
Dans ce contexte, les attributions budgétaires pour l’année à venir sont principalement consacrées aux obligations contractuelles et aux initiatives liées aux trois chantiers prioritaires de la planification stratégique 2022-2032: culture de la recherche, formation et expérience étudiante ainsi que transformation numérique et intelligence artificielle.
Le budget en bref
L’effectif étudiant de l’Université poursuit sa croissance pour une quatrième année de suite. Une augmentation de 637 étudiantes et étudiants est prévue en 2026-2027. Cette progression pourrait toutefois masquer un nouveau recul des étudiantes et étudiants étrangers dans un contexte où les politiques publiques en matière d’immigration et le discours ambiant nuisent à l’attractivité du Québec sur la scène universitaire internationale. En 2025-2026, leur nombre à l’UdeM a diminué de 12 % et la tendance à la baisse pourrait se maintenir au cours de la prochaine année.
La subvention de fonctionnement versée par le MES représente 67 % des revenus totaux de l’UdeM, tandis que les droits de scolarité et les frais d’admission comptent pour 17 %, une proportion relativement stable au fil des ans. Ainsi, près de 85 % des revenus universitaires dépendent des paramètres fixés par le gouvernement.
Du côté des dépenses, 76 % des charges seront consacrées à l’enseignement, à la recherche et aux services de soutien qui y sont liés.