Une archive vivante du processus
L’exposition s’offre comme une archive ouverte. Là, plans monumentaux originaux, œuvres, photographies de l’artiste dans l’atelier de Mosaïka et fragments de céramique s’entrecroisent. Le public est invité à circuler librement, comme sur un quai, pour explorer ce qui s’impose à lui.
«Créer une mosaïque, ça prend énormément de temps et beaucoup de monde, rappelle Émilia Istead. Il fallait montrer ces couches de travail sans les figer.» Des images au microscope du gabbro – cette roche sombre extraite de la montagne lors de l’excavation de la station – côtoient les patrons utilisés par l’atelier Mosaïka, partenaire du projet.
Pour Manuel Mathieu, ce choix est fondamental: «On a procédé à des explosions dans le mont Royal pour bâtir la station. Je voulais que le gabbro ne soit pas oublié. Ses motifs, vus au microscope, m’ont inspiré les formes de la mosaïque. Je voulais qu’on ait la sensation que les images produites sortent de la pierre», mentionne-t-il.