«Qui ici a envie de s'engager dans la vie étudiante? Quelles sont vos motivations et que croyez-vous que votre implication pourrait vous apporter?»
Ce sont là quelques-unes des questions qu’a posées Jean-François Dufresne au cours d'une activité organisée par le Centre de l'engagement étudiant des Services à la vie étudiante de l’Université de Montréal, à laquelle ont pris part plus d'une centaine d'étudiantes et d'étudiants le 24 août au pavillon 3200, rue Jean-Brillant.
Le centre dont il est responsable est la porte d'entrée pour quiconque souhaite être accompagné en vue de s’engager dans l’une ou l’autre des nombreuses activités associatives qui fourmillent sur le campus de la montagne.
«Les avantages de s’impliquer sont nombreux: ça permet d’acquérir de nouvelles compétences, de contribuer à la vitalité de la communauté étudiante et à celle de la communauté universitaire dans son ensemble, d'élargir son réseau, de défendre une cause, de se réaliser ou de simplement vivre pleinement la vie universitaire», a fait valoir Jean-François Dufresne.
Il a insisté sur l'importance de s'engager selon ses goûts et le temps dont on dispose afin d’assurer un équilibre entre études et vie sociale, laquelle favorise le maintien d’une bonne santé mentale.
Le courage comme point de départ
Appelée à témoigner de sa propre expérience, Najla Barzani a raconté son parcours.
D'origine kurde irakienne, Najla Barzani parlait à peine français lorsqu'elle est arrivée à l'UdeM il y a trois ans. Aujourd'hui étudiante de maîtrise en science politique, elle s'est adressée à l'assistance dans un français bien maîtrisé, qu'elle attribue davantage à ses engagements étudiants qu'à ses cours.
«Mes engagements m'ont obligée à sortir de ma zone de confort, à rencontrer des gens, à prendre la parole, à participer à des réunions, à organiser des évènements, à communiquer avec différentes personnes et, surtout, à oser», a énuméré celle qui est maintenant active au sein du Centre de l’engagement étudiant.
Après avoir fait du bénévolat et pris part à différents ateliers au fil du temps, elle s’est impliquée auprès de différentes associations étudiantes.
Son parcours l'a menée à la présidence du Regroupement des étudiants et étudiantes de l'UdeM pour l’ONU Femmes, après un passage comme responsable externe à la tête d'une équipe de direction de neuf personnes et d'une soixantaine de membres actifs organisant conférences et activités de sensibilisation. Cet engagement lui a ouvert la porte d’une semaine à la Commission de la condition de la femme aux Nations unies à New York.
Najla Barzani s'est ensuite tournée vers les simulations politiques et diplomatiques, d'abord à la faveur d'une simulation du Conseil de l'Union européenne, puis en mettant sur pied une délégation de l'UdeM pour la Simulation du Parlement européen Canada-Québec-Europe (SPECQUE), un exercice de simulation parlementaire réunissant des délégations étudiantes de plusieurs pays où elle a coreprésenté l’Université à Bruxelles.
Élue coprésidente administrative de la SPECQUE pour l'édition de 2026, elle a accueilli sur le campus de la montagne, il y a environ un mois, près de 200 étudiantes et étudiants pour une semaine de simulations et d'échanges.
«Tout a commencé par une petite décision: dire oui! a-t-elle résumé. Ces petits oui ont fini par créer des occasions auxquelles je n'aurais jamais pensé.»
Au-delà des bourses d'engagement et des expériences accumulées, elle retient surtout ce que l'implication lui a permis de découvrir sur elle-même, invitant l'assistance à commencer par de petits engagements et à oser – même en cas de doute ou de manque de temps.