L'engagement étudiant, une porte vers mille possibilités!

En 5 secondes S'impliquer sur le campus a mené des étudiantes de l'UdeM bien plus loin qu'elles l'imaginaient, parfois jusqu'aux Nations unies.
Najla Barzani, Thaly, Leïla, Gloria Umba et Chayi Attoumani

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Rentrée Article 28 / 28

«Qui ici a envie de s'engager dans la vie étudiante? Quelles sont vos motivations et que croyez-vous que votre implication pourrait vous apporter?» 

Ce sont là quelques-unes des questions qu’a posées Jean-François Dufresne au cours d'une activité organisée par le Centre de l'engagement étudiant des Services à la vie étudiante de l’Université de Montréal, à laquelle ont pris part plus d'une centaine d'étudiantes et d'étudiants le 24 août au pavillon 3200, rue Jean-Brillant.

Le centre dont il est responsable est la porte d'entrée pour quiconque souhaite être accompagné en vue de s’engager dans l’une ou l’autre des nombreuses activités associatives qui fourmillent sur le campus de la montagne.

«Les avantages de s’impliquer sont nombreux: ça permet d’acquérir de nouvelles compétences, de contribuer à la vitalité de la communauté étudiante et à celle de la communauté universitaire dans son ensemble, d'élargir son réseau, de défendre une cause, de se réaliser ou de simplement vivre pleinement la vie universitaire», a fait valoir Jean-François Dufresne.

Il a insisté sur l'importance de s'engager selon ses goûts et le temps dont on dispose afin d’assurer un équilibre entre études et vie sociale, laquelle favorise le maintien d’une bonne santé mentale.

Le courage comme point de départ

Appelée à témoigner de sa propre expérience, Najla Barzani a raconté son parcours.

D'origine kurde irakienne, Najla Barzani parlait à peine français lorsqu'elle est arrivée à l'UdeM il y a trois ans. Aujourd'hui étudiante de maîtrise en science politique, elle s'est adressée à l'assistance dans un français bien maîtrisé, qu'elle attribue davantage à ses engagements étudiants qu'à ses cours. 

«Mes engagements m'ont obligée à sortir de ma zone de confort, à rencontrer des gens, à prendre la parole, à participer à des réunions, à organiser des évènements, à communiquer avec différentes personnes et, surtout, à oser», a énuméré celle qui est maintenant active au sein du Centre de l’engagement étudiant.

Après avoir fait du bénévolat et pris part à différents ateliers au fil du temps, elle s’est impliquée auprès de différentes associations étudiantes.

Son parcours l'a menée à la présidence du Regroupement des étudiants et étudiantes de l'UdeM pour l’ONU Femmes, après un passage comme responsable externe à la tête d'une équipe de direction de neuf personnes et d'une soixantaine de membres actifs organisant conférences et activités de sensibilisation. Cet engagement lui a ouvert la porte d’une semaine à la Commission de la condition de la femme aux Nations unies à New York.

Najla Barzani s'est ensuite tournée vers les simulations politiques et diplomatiques, d'abord à la faveur d'une simulation du Conseil de l'Union européenne, puis en mettant sur pied une délégation de l'UdeM pour la Simulation du Parlement européen Canada-Québec-Europe (SPECQUE), un exercice de simulation parlementaire réunissant des délégations étudiantes de plusieurs pays où elle a coreprésenté l’Université à Bruxelles.

Élue coprésidente administrative de la SPECQUE pour l'édition de 2026, elle a accueilli sur le campus de la montagne, il y a environ un mois, près de 200 étudiantes et étudiants pour une semaine de simulations et d'échanges.

«Tout a commencé par une petite décision: dire oui! a-t-elle résumé. Ces petits oui ont fini par créer des occasions auxquelles je n'aurais jamais pensé.» 

Au-delà des bourses d'engagement et des expériences accumulées, elle retient surtout ce que l'implication lui a permis de découvrir sur elle-même, invitant l'assistance à commencer par de petits engagements et à oser – même en cas de doute ou de manque de temps.

Des parcours variés, une même curiosité

À la suite de ce témoignage, quatre autres étudiantes ont accepté de relater à UdeMnouvelles leurs expériences en matière d’engagement.

Thaly, étudiante de première année au certificat en criminologie, a été représentante de son programme en éducation spécialisée au Cégep de Valleyfield, où elle animait des rencontres hebdomadaires consacrées à l'organisation de la vie étudiante. 

Leïla, en programme d’échange au baccalauréat en mathématiques et informatique, s'est impliquée aux universités de Lausanne et de Neuchâtel dans un projet présenté à la compétition internationale iGEM (International Genetically Engineered Machine), un concours de biologie de synthèse réunissant des équipes étudiantes du monde entier, et au sein du comité organisateur de Pint of Science. 

Quant à Gloria Umba, du baccalauréat en mathématiques et statistique, elle a participé à des initiatives communautaires à thématique éducative à Kinshasa, en République démocratique du Congo, d'où elle est originaire. 

Chayi Attoumani, arrivée au Canada depuis une semaine à peine pour entreprendre un baccalauréat en sociologie, a été active dans une association et à la radio étudiante à l'Université de Tours, en France, où elle avait sa propre émission.

Leurs raisons de poursuivre cet engagement à l'UdeM se recoupent. Thaly espère créer une communauté et croit que la vie étudiante nourrit la motivation à venir en classe. Leïla y voit une façon de changer le quotidien des études et de satisfaire sa soif d'apprendre, autant sur elle-même qu'au contact des autres. Gloria Umba avait hâte, en arrivant à l’Université, de trouver une cause à laquelle s'identifier, une curiosité qu'elle dit avoir entretenue en visitant les kiosques des associations et organismes présents sur le campus de la montagne. Chayi Attoumani, de son côté, souhaite mieux comprendre la culture et le français québécois, et comparer la culture de l'engagement étudiant d'ici avec celle qu'elle a connue en France.

Ce qu'elles en retirent dépasse le simple ajout à leur curriculum vitæ. 

Thaly y voit une occasion d'acquérir des compétences en matière de leadership, d’organisation et de gestion de responsabilités tout en créant des souvenirs et en accomplissant des choses qu'elle ne se croyait pas capable de faire, comme parler devant un grand groupe. 

Gloria Umba compare l'implication à une porte qui, une fois ouverte, en révèle plusieurs autres: elle est aujourd'hui chargée de projet au Centre de l'engagement étudiant, active au comité directeur du club d'actuariat de son département et engagée dans le jumelage interlinguistique. Et elle sera bénévole au Championnat du monde de cyclisme sur route en septembre. 

Pour ce qui est de Leïla, elle cherche à l'UdeM une communauté qui valorise les droits étudiants, entre autres par l'Association des étudiantes et étudiants en criminologie.

Aux personnes qui hésitent encore, les quatre étudiantes affirment qu'il n'est pas nécessaire d'avoir toutes les réponses avant de se lancer. 

«C'est en se lançant finalement qu'on trouve son chemin», a fait remarquer Gloria Umba, ajoutant qu'il n'y a pas d'échec possible dans une tentative d’engagement, «seulement des occasions de mieux se connaître». 

Chayi Attoumani invite pour sa part à avoir le courage de rencontrer des gens et d'oser, que ce soit par le bénévolat ou d'autres types d'activités. «Ce qui est difficile n'est pas impossible et ça pourrait vous rapporter plus que vous le croyez», a-t-elle insisté.

Son invitation avait déjà trouvé écho dans l'amphithéâtre: plus de la moitié des personnes présentes avaient levé la main lorsque Jean-François Dufresne leur avait demandé, en ouverture, qui avait envie de s'engager dans la vie étudiante!

Impliquée depuis sa toute première session à l’UdeM 

Étudiante en linguistique, Marianne Larocque amorcera l'an prochain sa dernière session d'études. Son engagement, lui, ne date pas d'hier: elle s'y est mise dès son arrivée à l'UdeM. 

«Mon association étudiante était presque inactive et je voulais redonner de la vie à mon programme», a-t-elle raconté. 

Elle a ensuite occupé pendant trois ans le poste de coordonnatrice à la vie étudiante, avant de rejoindre la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAÉCUM), où elle occupe le poste de coordonnatrice aux affaires associatives. 

Cette progression lui a permis de mieux se connaître. «J'ai appris quelles étaient mes forces et mes faiblesses, et j'ai découvert ce que je voulais faire dans la vie», a confié la jeune femme, ajoutant avoir réalisé qu'elle affectionnait les emplois actifs, loin des tâches qui l'auraient confinée à un bureau toute la journée. 

Comme les autres étudiantes rencontrées, elle invite à s'engager graduellement, selon ses capacités. Le bénévolat ponctuel, croit-elle, peut mener à un petit comité, puis à la direction d'une association étudiante, voire à un engagement à temps plein, comme le sien à la FAÉCUM. «Les étudiants et étudiantes peuvent donc commencer avec des obligations moins grandes et augmenter la charge de travail s’ils le désirent», a-t-elle résumé. 

 


 

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