«Logarythme»: arches en mouvement
La première œuvre, Logarythme, réalisée par Camille Leins, Charles-Étienne Lebrun et Liliana Kovac, s’inspire directement du tunnel ferroviaire centenaire du mont Royal, réhabilité pour relier les stations Édouard-Montpetit et McGill. Sculptée dans du chêne rouge massif – essence qui pousse sur la montagne –, la pièce se déploie en une série d’arches basses et organiques, comme des côtes fossilisées.
«On voulait évoquer le passage et la mémoire, mais aussi le rythme de la croissance des arbres, qui rappelle une fonction logarithmique», explique Charles-Étienne Lebrun, l’un des concepteurs. Pour l’équipe, le matériau choisi symbolise l’ancrage dans l’écosystème local, tandis que la répétition des formes traduit la continuité et le flux constant des déplacements.