La campagne de financement du campus MIL: l’art de donner au suivant… pour la science!

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  • Le 20 novembre 2019

  • Martin LaSalle
Nathalie Giroux, Joël Bonin et Camille Roy

Nathalie Giroux, Joël Bonin et Camille Roy

Crédit : Camille Gladu-Drouin

En 5 secondes

Le diplômé Joël Bonin a gardé contact avec d’anciens collègues de classe et il maintient un lien privilégié avec son «alma mater» en contribuant à la campagne de financement du campus MIL.

Tout au long de sa carrière, Joël Bonin a contribué de manière significative à la protection de la biodiversité au Québec en réalisant plus de 300 projets de conservation qui ont permis de protéger quelque 300 km2 de milieux naturels.

C’est que ce diplômé de la cohorte de 1987 en sciences biologiques de l’Université de Montréal travaille depuis près de 30 ans pour l’organisme Conservation de la nature Canada, où il agit à titre de vice-président associé au développement et aux communications pour le Québec.

Et bon nombre de ces réalisations sont le fruit de collaborations avec des professeurs et des chercheurs du Département de sciences biologiques et de l’Institut de recherche en biologie végétale de l’UdeM, avec qui M. Bonin a tissé des liens depuis l’époque où il y a étudié jusqu’à aujourd’hui.

Une rencontre avec le futur!

Camille Roy, Joël Bonin et Nathalie Giroux ont discuté des avantages que procurent les installations et les aires communes du Complexe des sciences.

Crédit : Camille Gladu-Drouin

À l’occasion d’une visite du Complexe des sciences, Joël Bonin a fait la rencontre de Camille Roy, qui fait partie de la première cohorte d’étudiants à fréquenter le campus MIL, où dès 2020 se côtoieront quelque 2000 étudiants de tous les cycles ainsi que 200 professeurs et chercheurs issus de quatre départements de la Faculté des arts et des sciences, soit chimie, physique, géographie et sciences biologiques.

L’étudiante de troisième année en physique a indiqué à M. Bonin que «la disposition des aires communes permet d’interagir avec les étudiants des autres départements et de travailler en collaboration; je sens vraiment une différence dans la dynamique entre les étudiants, grâce au décloisonnement et à la mixité que favorisent ces nouveaux lieux».

Pour Camille Roy, cette dynamique a d’ailleurs pris une tournure bien concrète: en discutant avec des étudiants en géographie dans l’une des aires ouvertes du Complexe des sciences, elle s’est découvert un intérêt particulier pour cette discipline.

En effet, celle qui prévoit effectuer des études de deuxième cycle en physique sait que son projet de recherche comportera un volet lié à la géographie. «J’hésite encore entre l’énergie solaire et la géographie des sols, mais c’est vraiment grâce à ma rencontre avec ces étudiants en géographie que j’ai décidé d’explorer de nouvelles avenues de recherche», assure Camille Roy.

«Le choix de Camille m’interpelle beaucoup, car les développements en énergie solaire et en géographie des sols ont et auront un effet sur la vie des végétaux et des écosystèmes, s’émerveille Joël Bonin. C’est très stimulant à entendre, car, visiblement, les mises en commun en recherche sont source d’émulation et d’innovation!»

Contribuer à la recherche d’aujourd’hui et de demain

Résidant près du quartier où est érigé le campus MIL, Joël Bonin s’est senti une part de responsabilité vis-à-vis de la génération de chercheurs en devenir dans le domaine des sciences. «J’ai vu le campus se construire et, lorsqu’on m’a sollicité pour participer à la campagne de financement, j’ai été interpellé par l’idée de donner au suivant», poursuit le diplômé de l’UdeM.

Aussi a-t-il décidé de faire un don qui lui donnera le privilège de personnaliser une dalle de la promenade Bleue du campus MIL en y faisant graver son nom.

«Il suffit de voir à quel point les diplômés des universités d’un peu partout dans le monde contribuent fièrement au financement de leur alma mater pour se motiver, dit M. Bonin. Et cela n’a rien à voir avec l’élitisme: c’est à la portée de tous les diplômés!»

Joël Bonin a d’ailleurs partagé son enthousiasme avec sa conjointe qui, elle-même employée de l’UdeM, a décidé d’imiter son geste!

Et cet enthousiasme s’est avéré contagieux, selon Nathalie Giroux: «Le don de Joël et de sa conjointe a fait boule de neige: j’ai acheté une dalle à condition que mon ancien patron en fasse autant et il a accepté! Je suis heureuse de savoir que mon nom est associé à l’UdeM pour les années à venir», explique celle qui est directrice des dons majeurs au Réseau des diplômés et des donateurs de l’Université de Montréal.

En vertu des ententes qui ont présidé à la réalisation de la première phase du campus MIL ‒ le Complexe des sciences ‒, 15 % du financement doit provenir des dons philanthropiques, soit 53 M$ sur 348 M$.

«Amorcée cet été, la campagne s’échelonnera sur cinq ans. Et, pour l’heure, elle va bon train: plus du tiers, soit 17 M$, de l’objectif a déjà été amassé. Les diplômés de l’UdeM sont réellement parmi les leaders philanthropiques au Québec!» soutient Nathalie Giroux.

Pour Joël Bonin, donner à la campagne du campus MIL «permet de soutenir des professeurs, des chercheurs et des étudiants dans un cadre de vie, de recherche et d’apprentissage performant pour apporter des solutions aux problèmes d’aujourd’hui et de demain».

Donner à la hauteur de ses moyens

La promenade Bleue du campus MIL

Crédit : Stéphane Groleau

Pour la première fois, le Réseau des diplômés et des donateurs de l’UdeM intègre les dons intermédiaires dans la campagne de financement du campus MIL, ce qui permet à un plus grand nombre de personnes d’y contribuer à la hauteur de leurs moyens.

L’objectif consiste à recueillir 1,5 M$ en sollicitant la communauté, c’est-à-dire prioritairement les diplômés des quatre départements rassemblés au Complexe des sciences, ainsi que les autres diplômés et le personnel enseignant et non enseignant de l’Université.

Les dons intermédiaires permettent ainsi d’associer son nom au Complexe des sciences sur l’une ou l’autre des quatre installations suivantes:

  • siège de l’amphithéâtre du Complexe (plaque personnalisée);
  • dalle de la promenade Bleue (gravure personnalisée d’une dalle de 30 × 60 cm);
  • banc extérieur de la promenade Bleue (plaque personnalisée);
  • contremarche du grand escalier de l’atrium (inscription personnalisée).

Pour consulter les différentes possibilités philanthropiques et programmes de reconnaissance offerts, visitez le reseau.umontreal.ca/campusMIL et communiquez par courriel avec la conseillère en développement Chantale Mercier, ou en composant le 514 343-6111, poste 41098.

Le Complexe des sciences de l'Université de Montréal
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