Pauline Moussa: enfin sur sa voie

Pauline Moussa

Pauline Moussa

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Portrait de Pauline Moussa, étudiante française de 23 ans et joueuse de rugby chez les Carabins.

Parfois, le chemin vers le domaine d’études qui nous passionne n’est pas une belle ligne droite. L’important, au bout des détours, est de sentir que nous sommes finalement au bon endroit. Voilà où la joueuse de rugby Pauline Moussa est finalement arrivée.

«Lorsque j’étais en France, j’ai fait une année de médecine. J’ai ensuite décidé de déménager au Québec, où j’ai entamé des études en sciences cognitives. Après un an, j’ai changé pour la linguistique. Je réussissais mes cours, mais je sentais que je n’étais pas totalement à ma place.»

C’est quand une de ses coéquipières lui a parlé du baccalauréat en design industriel que le déclic s’est produit. «J’étais sur la liste d’attente pour intégrer le programme et j’ai été prise. J’ai appris la nouvelle pendant une tournée contre l’Université Acadia de Nouvelle-Écosse et ça m’a rendue heureuse pour la journée!» raconte celle qui a également fait partie de la première cohorte du Parcours leadership Carabins.

L’étudiante française de 23 ans, qui vient de commencer un programme d’une durée de quatre ans, ne voit d’ailleurs aucun problème à prolonger ses études si c’est pour faire ce qui la passionne.

«Avec la motivation viennent les résultats. J’ai de très bonnes notes et je n’ai plus l’impression de faire des devoirs. C’est un domaine plus pratique et dès la première semaine j’ai eu un coup de foudre pour le programme.»

Pour les deux prochaines années, Pauline Moussa aura la lourde, mais plaisante tâche de combiner les études et le sport. Ensuite, comme elle aura écoulé ses années d’admissibilité sur le circuit du sport universitaire, elle devra accrocher son maillot bleu des Carabins.

«Le sport nous apporte une discipline et un grand réseau de relations. Lorsque je me suis installée au Québec, je ne connaissais presque personne et aujourd’hui je peux dire que le rugby m’a aidée à élargir mon cercle social. C’est un sport où toutes les joueuses doivent être soudées. On se bat ensemble et qu’on soit recrue ou vétérane on se traite de la même manière.»