L’UdeM crée un DESS en études féministes

  • Forum
  • Le 14 septembre 2020

  • Mathieu-Robert Sauvé
En créant ce programme, on souhaite «former des professionnels et professionnelles qui seront en mesure de comprendre et de résoudre des problèmes contemporains soulevés par les enjeux féministes».

En créant ce programme, on souhaite «former des professionnels et professionnelles qui seront en mesure de comprendre et de résoudre des problèmes contemporains soulevés par les enjeux féministes».

Crédit : Getty

En 5 secondes

L’Université de Montréal ajoute à ses programmes un diplôme de deuxième cycle en études féministes, des genres et des sexualités.

La Faculté des arts et des sciences (FAS) de l’Université de Montréal propose la création d’un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en études féministes, des genres et des sexualités. Les membres de la Commission des études ont adopté ce projet à leur réunion du 16 mars dernier, qui s’est déroulée par vidéoconférence en raison de la pandémie de COVID-19. Ce programme sera offert à l’automne 2021.

Le monde politique, le monde des affaires, le monde religieux, la médecine, le travail, l’orientation sexuelle, la famille, la parentalité, l’intervention sociale, les luttes de résistance, l’art et la littérature doivent être repensés en fonction d’une lecture féministe, fait-on valoir dans le document de présentation. L’Université de Montréal offre déjà un programme de maîtrise sur le sujet, mais une demande croissante a conduit à une formation plus courte. Le DESS reprend les grandes lignes de la maîtrise, mais en excluant le mémoire de recherche ou le rapport de stage, comme l’a mentionné la porte-parole de la FAS Pascale Dufour.

En créant ce programme, on souhaite «former des professionnels et professionnelles qui seront en mesure de comprendre et de résoudre des problèmes contemporains soulevés par les enjeux féministes».

Le DESS proposera une perspective de formation qui est très recherchée tant par les étudiants et étudiantes que par les employeurs potentiels. Les personnes déjà sur le marché du travail sont intéressées par une formation courte, mais spécialisée pour combler leurs lacunes en études féministes et sur les questions des genres et des sexualités, alors que les étudiants et étudiantes de premier cycle qui n’ont pas suivi de formation en études féministes veulent une formation d’études supérieures leur permettant d’acquérir une expertise et des compétences dans ce domaine.