Raconter en bande dessinée
À la recherche d’un moyen de joindre les jeunes qui soit durable et accessible, l’équipe a opté pour la bande dessinée.
Ce fut une nouveauté pour la professeure Bousquet: «Je sais comment écrire un article, un mémoire, une thèse, mais pas une bande dessinée. Alors, je suis allée en librairie et j’ai observé comment des romans graphiques étaient écrits pour concevoir à mon tour une trame narrative.»
Pour traduire de façon visuelle les différents concepts, elle a engagé comme directrice artistique Emanuelle Dufour, auteure d’une BD collaborative produite dans le cadre de sa thèse. Elle et trois autres dessinateurs autochtones et non autochtones (Fabienne Théoret-Jerome, Patrick Lamoureux et Brian Wiscutie) ont réalisé les illustrations.
L’histoire est racontée du point de vue de différentes familles et l’on a l’impression de feuilleter un album de photos. En effet, c'est à partir de photographies d’archives que de nombreux dessins ont été effectués. Par exemple, sur la page couverture, Daisy Dumont, une femme de la communauté, est dans un porte-bébé que tient sa mère, Cécile Brazeau Dumont. Pour les anthropologues, il a été difficile de choisir parmi les multiples photos.