Joindre l’utile à l’agréable
Notons d’abord qu’une méta-analyse publiée en 2020 dans la revue The Lancet a mis en lumière qu’une modification d’un ensemble de facteurs de risque – dépression, consommation excessive d’alcool, tabagisme, inactivité physique, diabète, contacts sociaux peu fréquents, etc. – peut prévenir ou retarder jusqu’à 40 % des démences.
Revenons maintenant au temps des fêtes. Pour les Québécoises et les Québécois qui ont cette chance, cette période est notamment l’occasion de se réunir avec ses proches (socialiser), de cuisiner (avoir une alimentation moins transformée), de sortir jouer dehors (faire de l’exercice), d’être en congé (dormir plus), de faire des jeux en famille (être stimulé intellectuellement).
«Cette période de l’année permet de faire des “activités doubles ou triples” comme j’aime les appeler, c’est-à-dire des activités qui sont positives pour deux ou trois facteurs de protection en même temps, avance Sylvie Belleville. Par exemple, cuisiner un souper de Noël avec ses parents ou ses grands-parents: on socialise, on pratique une activité stimulante pour le cerveau et l’on favorise une alimentation saine. Ou encore, aller faire de la luge avec ses enfants permet de bouger tout en entretenant des liens avec des personnes de son réseau social.»
Nathalie Bier abonde dans le même sens: comme le temps des fêtes regroupe généralement loisirs, vie sociale, détente, réjouissances, alimentation et exercice physique, c’est une période riche en activités profondément signifiantes pour l’humain et donc bénéfique à la santé cognitive.
Évidemment, le temps des fêtes rime aussi souvent avec plaisirs de la table, abondance de sucreries et cascade d’alcool. Dans ce contexte, il faut considérer la modération comme la meilleure alliée de la santé cognitive.