Dans une étape cruciale vers la compréhension des mécanismes relatifs aux maladies cardiovasculaires et à certains cancers, une équipe de recherche a réussi une première mondiale: elle a trouvé le mécanisme moléculaire par lequel la protéine PCSK9 dégrade les récepteurs des lipoprotéines de basse densité, les particules de cholestérol les plus riches dans le sang.
La découverte du Dr Nabil G. Seidah, directeur de l'Unité de recherche en biochimie neuroendocrinienne de l'Institut de recherches cliniques de Montréal et professeur à l'Université de Montréal, et de ses collaborateurs est publiée dans le numéro de janvier de la revue Molecular Metabolism.
Ces travaux ont été réalisés avec Carole Fruchart Gaillard et ses collègues du département des médicaments et des technologies pour la santé de l'Université Paris-Saclay ainsi qu'avec des scientifiques du département de pharmacie de l'Université de Pise, en Italie.
Les lipoprotéines de basse densité ou LDL (pour low density lipoproteins) peuvent s'accumuler dans le sang et entraîner l'athérosclérose et des maladies cardiaques. Le taux de LDL, et donc du cholestérol qui leur est associé, est directement modulé par la capacité des récepteurs LDL (LDLR) à capter les LDL de la circulation sanguine et à les diriger principalement vers les cellules du foie. Ainsi, le LDLR de surface fait entrer la LDL dans la cellule, où elle est capturée, et le LDLR retourne à la surface pour un autre cycle de capture.