Une réalité mal définie
À l’heure actuelle, les personnes forcées de se déplacer en raison des perturbations climatiques ne sont pas reconnues comme réfugiées, bien qu’elles migrent pour assurer leur sécurité, leur santé, leur bien-être et leur subsistance.
L’appellation réfugié climatique n’existe pas au sens légal du terme. Le statut de réfugié est protégé dans le droit international et concerne des individus persécutés en raison de leurs opinions politiques, leur appartenance sociale, leur religion ou leur nationalité.
Selon Sarah Munoz, si l’étiquette réfugiés n’est pas exacte, les noms migrants ou déplacés s’approchent de la réalité. Mais le terme le plus juste devrait être mobilités climatiques, puisqu’il prend davantage en compte la complexité du phénomène.
«Il existe plusieurs formes de mouvement: l’immobilité – rester sur place malgré la vulnérabilité –, la mobilité circulaire – partir et revenir –, la mobilité interne – la plus fréquente, soit partir pour une autre région – et la mobilité internationale, c’est-à-dire traverser une frontière», explique la chercheuse.