Une équipe de recherche de l’Université de Montréal, composée de Marie-Josée Richer et Pierrich Plusquellec, de l’École de psychoéducation, ainsi que de Sébastien Grenier, du Département de psychologie, et de Sonia Lupien, du Département de psychiatrie et d'addictologie, a dévoilé les résultats d’une étude sur la résilience face au stress chez les personnes âgées.
Publiés dans la revue Frontiers in Psychology le 5 janvier, ils mettent en lumière les effets bénéfiques du programme d’intervention de six semaines O’stress, destiné à renforcer la santé émotionnelle des aînés.
Menée auprès de 170 participants âgés en moyenne de 76 ans, cette étude a révélé que les sujets qui avaient suivi le programme O’stress utilisaient, trois semaines après la fin du programme, davantage des stratégies de résolution de problèmes et souffraient moins d’anxiété.
De plus, les niveaux de cortisol diurnes, indicateurs de stress chronique, ont été réduits de manière notable. Cet écart s’est maintenu entre le groupe expérimental et le groupe témoin trois mois après la fin du programme.
«Au même titre que l’adolescence, mais pour des raisons différentes, le vieillissement est une période particulièrement sensible où les individus sont plus vulnérables au stress chronique et à ses conséquences», souligne Pierrich Plusquellec.