Les observations
Deux genres bactériens sont apparus comme des biomarqueurs permettant de distinguer les patients atteints d'un déficit héréditaire en CTLA4 des personnes en bonne santé, recrutés par les National Institutes of Health et par le Center for Chronic Immunodeficiency du Medical Center de l’Université de Fribourg. Étant donné que les erreurs innées de l'immunité en général peuvent être associées à des perturbations du microbiome, une cohorte témoin de la maladie composée d'individus atteints d'immunodéficience variable commune a également été incluse dans l'étude.
Malgré les modifications communes du microbiome liées aux erreurs innées de l'immunité, les deux genres bactériens ont conservé leur spécificité en tant que biomarqueurs du déficit en CTLA4. L’équipe de recherche a également mis au jour des signatures microbiomiques et métabolomiques intestinales permettant de distinguer les patients atteints d’un déficit en CTLA4 ayant une maladie grave de ceux dont l’état de santé était moins critique.
Les modifications du microbiome ont été associées à des profils métabolomiques distincts. Ces différences étaient plus ou moins marquées selon la présence de manifestations gastro-intestinales et ont été partiellement inversées par le traitement avec certains modulateurs immunitaires.