Diminuer les effets des traitements
Pour diminuer les conséquences cardiométaboliques pendant et après les traitements, l’équipe dirigée par Valérie Marcil a implanté le projet de recherche VIE (Valorisation, implication, éducation) au CHU Sainte-Justine entre 2017 et 2022 auprès de jeunes atteints d’un cancer. Ce programme débute dès le premier mois suivant le diagnostic, en collaboration avec l’équipe médicale traitante, et repose sur trois volets complémentaires: la nutrition, l’activité physique et le soutien psychosocial.
S’il a connu du succès auprès des enfants et de leurs parents, les adolescents, eux, ont moins bien répondu à l’approche axée sur la famille, couramment employée en pédiatrie. Du côté nutrition, seulement 27,5 % des jeunes ont participé à au moins quatre des six consultations qui leur étaient offertes, comparativement à 60,5 % des enfants.
Or, les adolescents sont particulièrement vulnérables aux traitements contre le cancer et souffrent plus fréquemment de complications cardiométaboliques: 42 % risquent de présenter au moins deux complications (haute pression, dyslipidémie, prédiabète, etc.) environ un an et demi après le traitement, comparativement à 2 % des enfants.
Avec VIE-Ado, la doctorante, dont les recherches s’inscrivent dans les travaux de sa directrice, veut adapter le programme VIE à cette tranche d’âge.