En septembre 2017, l’ouragan Maria dévaste plusieurs îles de la Caraïbe. Patrick Cloos, professeur à l’École de travail social et au Département de médecine sociale et préventive de l’Université de Montréal, va alors en Dominique pour participer à une mission de Médecins sans frontières. «Dès que je suis rentré à Montréal, je me suis mis à l’écriture de la proposition de ce projet, qui vise à cerner les conséquences des changements climatiques sur les petits États insulaires de la Caraïbe», raconte-t-il.
En effet, ces îles subissent durement les bouleversements climatiques, alors que leur responsabilité dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre est limitée. Avec d’autres collègues, le professeur a voulu comprendre la manière dont les changements climatiques affectent la santé de la population de la Dominique, une île de l’archipel des Petites Antilles située entre la Guadeloupe et la Martinique. L’équipe de recherche s’est concentrée sur les expériences des personnes ayant été déplacées par une tempête et sur les perspectives des professionnels du système de soins de santé primaires. «Nous voulions également entendre ce que les participants et participantes avaient à dire sur les conditions de vulnérabilité et sur les mesures d’adaptation aux changements climatiques», précise Patrick Cloos.
L’équipe a mené des entrevues qualitatives avec des personnes déplacées et formé des groupes de discussion avec des professionnels de la santé des sept districts sanitaires de la Dominique. Une partie des résultats vient d’être publiée dans la revue PLOS Climate.