Anne-Marie Mes-Masson est reçue officière de l’Ordre du Canada

Par UdeMnouvelles
En 5 secondes La professeure Anne-Marie Mes-Masson a été nommée officière de l’Ordre du Canada en reconnaissance de sa contribution majeure à la recherche en oncologie moléculaire.
Anne-Marie Mes-Masson, professeure au Département de médecine de l'Université de Montréal

La professeure titulaire du Département de médecine de l’Université de Montréal Anne-Marie Mes-Masson est l’une des 80 nouvelles personnes décorées de l’Ordre du Canada cette année. Créée en 1967, cette distinction honorifique parmi les plus prestigieuses au pays reconnaît le dévouement et les réalisations exceptionnelles de gens ayant contribué durablement à la société canadienne.

Chercheuse en cancérologie au Centre de recherche du CHUM, Anne-Marie Mes-Masson a joué, depuis son arrivée à l’UdeM en 1989, un rôle structurant dans le développement de la recherche en oncologie. Elle a participé à la mise en place d’installations majeures, notamment des biobanques de cancers reconnues mondialement, et à la constitution d’une masse critique de chercheuses et chercheurs appelés à marquer le domaine.

Sommité mondiale en oncologie, elle a dirigé et codirigé plusieurs études scientifiques d’envergure qui ont mené à des avancées majeures relativement aux cancers de l’ovaire, du sein et de la prostate. Pionnière en recherche translationnelle, elle est parvenue à cloner la forme complète de la protéine tyrosine kinase de fusion BRC/ABL, une étape clé ayant mené à la mise au point de l’imatinib (Gleevec) pour le traitement de la leucémie myéloïde chronique. Ses travaux, fondés sur l’analyse d’échantillons tumoraux de patientes, ont jeté les bases de la médecine personnalisée et permis la désignation de nouvelles cibles thérapeutiques et de combinaisons de traitements prometteuses, dont plusieurs ont déjà franchi l’étape des essais cliniques.

Très engagée dans la formation, la gouvernance scientifique et la mobilisation des connaissances, Anne-Marie Mes-Masson a supervisé des dizaines d’étudiantes et étudiants et de stagiaires postdoctoraux et postdoctorales tout en occupant des fonctions stratégiques aux échelles institutionnelle, provinciale, nationale et internationale. Mentore reconnue et grande vulgarisatrice, elle incarne une recherche rigoureuse, éthique et résolument tournée vers l’amélioration des soins et le bien-être des personnes atteintes de cancer.

Membre de la Société royale du Canada et de l’Académie canadienne des sciences de la santé, Anne-Marie Mes-Masson a également reçu de nombreuses distinctions, dont le prix Wilder-Penfield, le prix Michel-Sarrazin du Club de recherches cliniques du Québec et le prix Acfas Léo-Pariseau pour les sciences biologiques et les sciences de la santé.

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