Mélany Côté, finissante au baccalauréat en musique – interprétation jazz à l’Université de Montréal, a reçu une bourse de fin d’études pour l’excellence de son parcours. Elle entamera sa maîtrise cet automne en interprétation et composition jazz. En parallèle, elle enchaîne les contrats où elle accompagne des chanteurs et des chanteuses sur scène.
«C’est souvent de la pop, donc techniquement plus simple, et c’est vraiment plaisant à jouer, explique-t-elle. Le public chante les paroles des chansons, c’est libérateur et léger. Ça m’aide à trouver un équilibre avec les compositions complexes et personnelles que je répète en jazz.»
La musique, une histoire de famille
Mélany Côté a grandi en écoutant de la musique avec un père qui jouait de la guitare et chantait. «J’ai commencé à jouer de la guitare vers 5 ans, puis vers 11 ou 12 ans, j’ai suivi des cours particuliers de piano classique, raconte-t-elle. Mes deux grands-mères étaient pianistes classiques, donc j’imagine que c’est dans la famille!»
Lorsqu’est venu le temps d’entrer au cégep, celle qui a toujours eu d’excellents résultats scolaires hésitait entre la médecine et la musique. Finalement, elle a opté pour le programme de techniques professionnelles de musique et chanson – interprétation en musique populaire au Collège Lionel-Groulx.
«Au secondaire, je faisais des devoirs sept jours sur sept, donc je me suis dit que choisir la musique m’aiderait à être moins dans mes cahiers, indique celle qui est originaire de Lachute. Puis, j’avais envie d’aller plus vers le jazz et la pop, de tenter une plus grande liberté musicale.»
Or, elle a failli abandonner le programme dans les trois premières semaines. «Je trouvais ça vraiment intense, se souvient-elle. Apprendre une discipline, ça demande de s’exercer chaque jour. Finalement, j’ai eu la piqûre.»
Elle a même fait une année additionnelle en composition et arrangement et c’est à ce moment-là qu’elle a commencé, sur la recommandation de professeurs, à remplir des contrats sur scène et en studio. «Ça m’a montré qu’une carrière dans ce domaine pouvait être possible», dit-elle.
La motivation de l’université
Avec un parcours en jazz, pop et classique, Mélany Côté a sursauté en arrivant au baccalauréat en musique à l’UdeM. «Il y a de nombreux prodiges et plusieurs personnes se concentrent sur le jazz depuis des années, affirme-t-elle. Elles sont toutes dévouées à leur art. Pendant les pauses, on se donne des trucs. Ça m’a beaucoup motivée.»
Sa soif d’apprendre l’a menée à poursuivre ses études à la maîtrise. «Je compose depuis que je suis jeune et c’est ce que je souhaite approfondir», mentionne la musicienne.
Elle est aussi particulièrement motivée par l’heure de musique originale à composer et à enregistrer à la fin du programme.
Ce qu’elle désire pour la suite? «J’aime vraiment la scène et je voudrais faire quelques tournées, précise Mélany Côté. Voyager un peu avec mes projets et ceux des autres, ce serait génial.»