La Chaire UNESCO en paysage urbain de l’Université de Montréal bâtit des ponts

  • Forum
  • Le 17 octobre 2019

  • Emmanuelle Gril
La mission de la Chaire UNESCO en paysage urbain de l’Université de Montréal est de contribuer à l’éducation, la sensibilisation et l’accompagnement des élus et des experts municipaux, des gouvernements et de la population pour le devenir de leurs paysages et la qualité des cadres de vie urbains.

La mission de la Chaire UNESCO en paysage urbain de l’Université de Montréal est de contribuer à l’éducation, la sensibilisation et l’accompagnement des élus et des experts municipaux, des gouvernements et de la population pour le devenir de leurs paysages et la qualité des cadres de vie urbains.

Crédit : CUPUM

En 5 secondes

La Chaire UNESCO en paysage urbain de l’UdeM, qui vient tout juste d’être reconduite pour quatre ans, a reçu une aide généreuse de deux donateurs diplômés en architecture de l’Université de Montréal.

Jean Pelland et Martin Leblanc, associés et fondateurs de Sid Lee Architecture, ont saisi l’occasion de la reconduction de la Chaire UNESCO en paysage urbain de l’Université de Montréal (CUPUM) pour verser un don majeur.

Tous deux diplômés en architecture de l’Université de Montréal, ils souhaitaient non seulement redonner à leur alma mater, mais aussi soutenir un domaine de recherche qui leur tient particulièrement à cœur. «À nos yeux, il est important de créer un pont entre le monde de l’enseignement et le milieu professionnel», a souligné Jean Pelland.

Il fait valoir que cette contribution au monde universitaire leur permet de réfléchir à la ville dans un sens plus large et d’aller plus loin dans leur pratique. «Pouvoir participer au développement de la Chaire UNESCO alimente notre réflexion à la fois comme individu et comme professionnel. Cela contribue à repousser les frontières de notre travail», a ajouté M. Pelland.

La Chaire, qui se nommait jusqu’ici Chaire UNESCO en paysage et environnement, se renouvelle également sous de nouvelles perspectives scientifiques. Elle réalisera des visions de design urbain stratégique à l’échelle internationale pour apporter des réponses aux grands enjeux sociaux, culturels et environnementaux auxquels font face les villes au 21e siècle.

«Depuis près de 20 ans, la Chaire UNESCO en paysage urbain s’impose comme un véritable incubateur d’excellence et d’innovation pour repenser nos villes et nos paysages urbains, a déclaré Sébastien Goupil, secrétaire général de la Commission canadienne pour l’UNESCO. Je suis ravi de voir qu’un important partenaire du secteur privé, Sid Lee Architecture, désire s’associer aux travaux de la Chaire et prendre part ainsi à l’avancement des objectifs de développement durable des Nations unies.»

La Chaire poursuivra aussi son engagement à l’égard des priorités de l’UNESCO liées au Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’Organisation des Nations unies.

Des activités scientifiques nombreuses et variées

Philippe Poullaouec-Gonidec

Crédit : Amélie Philibert

La mission de la Chaire UNESCO en paysage urbain de l’Université de Montréal est de contribuer à l’éducation, la sensibilisation et l’accompagnement des élus et des experts municipaux, des gouvernements et de la population pour le devenir de leurs paysages et la qualité des cadres de vie urbains.

«Au cours des quatre dernières années, la Chaire a participé à l’amélioration et au développement de l’enseignement supérieur en architecture de paysage et en design urbain, a dit le titulaire de la CUPUM, Philippe Poullaouec-Gonidec, professeur à l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’UdeM. Par la coopération interuniversitaire, nous avons réalisé le Workshop_atelier/terrain (WAT_UNESCO) à Tiquatira, à São Paulo, en 2015, et celui d’Évry, en France, en 2017. Ce type d’atelier international de design urbain et de création paysagère crée un lieu d’innovation pédagogique unique qui fédère les savoirs et les cultures pour le devenir des villes.»

Quelques années auparavant sur la scène locale, la Chaire avait aussi mené des actions en partenariat avec la Ville de Montréal: le Chantier Montréal, ville UNESCO de design, ainsi que le WAT_UNESCO – YUL/MTL Moving Landscape.

«De concert avec les acteurs territoriaux et les experts internationaux du réseau scientifique de la Chaire UNESCO, ces actions stratégiques en design urbain proposaient des milieux écologiques qui contribuaient au bien-être durable, des environnements propices à un cadre de vie de qualité ainsi que des lieux significatifs mettant en valeur les attraits emblématiques du territoire pour favoriser l’appartenance et l’inclusion sociale et culturelle», a précisé M. Poullaouec-Gonidec.

La CUPUM travaille actuellement sur un partenariat avec l’Université nationale autonome de Mexico pour encourager la mobilité des étudiants et étudiantes et la mise en œuvre de projets pédagogiques en architecture de paysage. Elle maintient en outre d’étroites collaborations avec l’Université de Rome «La Sapienza» en recherche et en enseignement au troisième cycle.

«Parallèlement, la Chaire s’est engagée dans un nouvel axe de recherche: la didactique et le paysage, en collaboration avec des établissements universitaires de Belgique, de Suisse et de France. Cet axe prometteur servira de levier pour soutenir la formation interuniversitaire Nord-Sud en paysage et la création de nouveaux cursus et programmes pédagogiques parmi des partenaires du réseau de coopération internationale de la Chaire UNESCO», a poursuivi le professeur.

Enfin, avec la Chaire en paysage et environnement de l’Université de Montréal, dont M. Poullaouec-Gonidec est le cofondateur, la CUPUM a créé un laboratoire d’innovations paysagères pour la mise sur pied de plateformes numériques de gestion des paysages.

L’excellence et l’innovation des travaux de la CUPUM ont été reconnues à plusieurs reprises. Ainsi, ses équipes ont reçu en 2016 le Prix national des Prix d’excellence de l’Association des architectes paysagistes du Canada, le Prix d’excellence en enseignement pour l’internationalisation des programmes de l’UdeM et la médaille d’or, pour la réalisation des WAT_UNESCO, au concours du prix d’innovation éducative en enseignement supérieur de l’Inter-American Organization for Higher Education.

  • De gauche à droite: Éric Filteau, Martin Leblanc, Guy Breton, Jean Pelland, Philippe Poullaouec-Gonidec, Sébastien Goupil, et Raphaël Fischler.

    Crédit : Benjamin Seropian