Création d'une biobanque québécoise sur la COVID-19

Un groupe de travail, constitué d’équipes de recherche de toute la province, mettra sur pied la première biobanque québécoise pour stimuler les efforts de recherche sur la COVID-19.

Un groupe de travail, constitué d’équipes de recherche de toute la province, mettra sur pied la première biobanque québécoise pour stimuler les efforts de recherche sur la COVID-19.

Crédit : Getty

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Plusieurs équipes de recherche du Québec, dont celles du Centre de recherche du CHUM et de l’Université de Montréal, travaillent à la création d’une biobanque sur la COVID-19.

Sous l’impulsion des Fonds de recherche du Québec et de Génome Québec, un groupe de travail constitué d’équipes de recherche de toute la province, dont celles du Centre de recherche du CHUM (CRCHUM) et de l’Université de Montréal, mettra sur pied la première biobanque québécoise pour stimuler les efforts de recherche sur la COVID-19, maladie causée par un nouveau type de virus de la famille des coronavirus.

Dans un premier temps, la Biobanque collectera, stockera et partagera des échantillons et des données de patients infectés avec les équipes scientifiques travaillant sur la COVID-19. Le tout se fera dans un cadre éthique et juridique strict afin d’assurer la confidentialité des renseignements recueillis. La collecte des données et des échantillons auprès des patients débutera le 1er avril. 

Le Dr Daniel E. Kaufmann, chercheur principal, et le Dr Michael Chassé, cochercheur principal clinique (unité des soins intensifs), représentent le CRCHUM et l’Université de Montréal au sein du groupe de travail mené par le Dr Vincent Mooser (Université McGill). Les Drs Kaufmann et Chassé sont responsables respectivement des projets scientifiques et du volet des technologies de l’information et de l’intelligence artificielle. Le Dr Alexandre Prat, cochercheur principal aux laboratoires du CRCHUM, et la Dre Madeleine Durand, cochercheuse principale clinique (médecine interne), apportent déjà leurs contributions essentielles à l’établissement de la Biobanque.

«Nos équipes cliniques du CHUM et de recherche du CRCHUM travaillent en étroite collaboration sur ce projet d’envergure. Notre expertise multidisciplinaire sera la clé pour trouver des solutions aux immenses défis posés par la COVID-19. Je voudrais souligner l’incroyable dévouement et, il faut le dire, le courage de tout le personnel de l’hôpital dans le soin des patients en ces temps difficiles. La mobilisation tout aussi remarquable de nos équipes de recherche y répond à l’unisson», explique le Dr Kaufmann, spécialiste des maladies infectieuses et chercheur du CRCHUM.

Il ajoute: «Je suis impressionné par le nombre de personnes qui, par solidarité, se portent volontaires pour appuyer ce projet de biobanque. Ce sont notamment des étudiantes et étudiants qui, alors que leurs plans d’études sont bouleversés, vont nous prêter main-forte pour traiter les échantillons sanguins donnés par les patients.»  

Au Québec, la Biobanque favorisera aussi la mise au point de nouvelles technologies pour analyser de grandes bases de données afin de mieux comprendre, en autres, la COVID-19. Des discussions sont d’ailleurs en cours à l’échelon fédéral pour inclure, si possible, cette nouvelle infrastructure dans un réseau pancanadien.

«Il est évident que l’expertise incomparable du CRCHUM dans les biobanques de matériel humain, en immunologie et en virologie humaine facilitera les collaborations de recherche en santé aux échelles provinciale, nationale et internationale. Je suis extrêmement fier de la forte mobilisation de nos équipes de recherche et de notre personnel au CRCHUM, qui se sont engagés avec tant d’ardeur dans le démarrage de cette initiative unique au Québec», dit le Dr Vincent Poitout, directeur scientifique du CRCHUM et directeur de la recherche au CHUM. 

Sous la conduite de la Biobanque, un vaste réseau d’hôpitaux québécois sera mis à contribution. Au noyau initial formé par le CHUM, le Centre universitaire de santé McGill (CUSM), le CHU Sainte-Justine et l’Hôpital général juif se grefferont l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, le CHU de Québec‒Université Laval, l’Hôpital de Montréal pour enfants (CUSM) et le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay−Lac-Saint-Jean – Université du Québec à Chicoutimi. D’autres établissements suivront.

Pour information

Actuellement, le groupe de travail est composé des membres suivants: Carole Jabet (Fonds de recherche du Québec–Santé ), le Dr Vincent Mooser (Université McGill), le Dr Daniel E. Kaufmann (CRCHUM/Université de Montréal), le Dr Michael Chassé (CRCHUM/Université de Montréal), Simon Rousseau (Université McGill), Yann Joly (Université McGill), Dan Auld (Université McGill) et le Dr Brent Richards (Université McGill).

Les activités de ce groupe de travail seront supervisées par un comité de gouvernance composé d’un représentant principal de chaque établissement partenaire. La directrice scientifique du Fonds de recherche du Québec–Santé, Carole Jabet, présidera le comité de gouvernance de la biobanque nouvellement créée. Quant à Serge Marchand, vice-président aux affaires scientifiques de Génome Québec, il siégera aussi à ce comité.

Lire le communiqué du FRQS.

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