Une éducation inclusive
Si l’apprentissage de plusieurs langues est bon pour le cerveau, cela l’est aussi pour construire une société ouverte et inclusive. Pour Françoise Armand, professeure au Département de didactique de l’UdeM dont les recherches portent sur l’enseignement du français en milieux pluriethniques et plurilingues, il va de soi que l’école a pour mission de soutenir l’apprentissage du français, dont la maîtrise est nécessaire pour la réussite scolaire. Mais, «l’école se doit également de reconnaître, en mettant en place des approches plurilingues, le bagage linguistique des élèves issus de l’immigration et de favoriser le développement de leur compétence plurilingue et pluriculturelle», poursuit Mme Armand.
D’ailleurs, l’UNESCO soutient que les systèmes éducatifs inclusifs suppriment les obstacles à la participation et à la réussite des apprenants, respectent la diversité de leurs besoins, capacités et caractéristiques, en plus d’éliminer toute forme de discrimination.
Françoise Armand estime aussi que l’école doit viser à mettre en œuvre une éducation interculturelle qui permet de préparer tous les élèves québécois au vivre-ensemble, au contact avec l’autre et avec la langue de l’autre, grâce à des activités d’éveil aux langues.