Rétroaction en direct ou différée… telle est la question!
L’objectif de Gabriel Michaud était d’examiner comment les différences individuelles, entre autres la mémoire de travail et l'aptitude linguistique, agissent sur l'efficacité des rétroactions immédiates et différées dans des tâches d'écriture collaborative.
Pour ce faire, il a recruté 76 étudiants et étudiantes d’université apprenant le français de niveau B1 (utilisateur indépendant) qu’il a répartis en trois groupes distincts. Le premier groupe recevait des corrections immédiates pendant l'écriture via Google Docs, le deuxième groupe recevait le même type de rétroaction écrite, mais au cours suivant une semaine plus tard, tandis que le dernier groupe ne bénéficiait d'aucune rétroaction.
L'idée consistait à vérifier si ces nouveaux outils numériques qui rapprochent l'écriture et la correction peuvent améliorer la qualité de la rétroaction et sa prise en compte par l'élève.
«De façon générale, la rétroaction corrective immédiate semble avoir un effet bénéfique sur l’apprentissage, mais la complexité des structures de la langue joue sur l’efficacité de la rétroaction selon le moment où celle-ci est donnée, explique-t-il. Par exemple, pour les structures plus complexes, comme la distinction entre le passé composé et l'imparfait, une rétroaction immédiate s’avère plus efficace parce que le contexte de l’apprentissage est plus clair aux yeux des apprenants.»