Une étude éclairante basée sur 29 000 répondants
Au cours des années 2020 et 2021, Tania Saba et son équipe ont mené une étude afin de déterminer, entre autres, les facteurs d’efficacité et de réussite du télétravail et du travail en mode hybride.
En tout, quelque 29 000 personnes d’ici et d’ailleurs dans le monde ont répondu aux questionnaires de l’équipe. En voici les principaux résultats.
«Globalement, 84 % des répondants se disent plus efficaces en télétravail, et ce, malgré une plus grande charge de travail pour bon nombre d’entre eux, indique la professeure. Ils ont majoritairement dit s’être réapproprié leur emploi du temps en réduisant notamment leur temps de transport.»
De fait, elle a observé que les gens qui travaillent à distance estiment avoir une meilleure qualité de vie et ressentent un plus grand mieux-être. Et si le genre n’a que peu d’incidence sur le degré de satisfaction à l’endroit du télétravail, l’âge en a un: plus on est vieux, plus on souhaite travailler à distance.
Les gestionnaires ont aussi apprécié le télétravail avec le temps: s’ils étaient 37 % à vouloir poursuivre l’expérience en juin 2020, cette proportion a atteint 70 % l’automne suivant! «C’est une évolution importante à laquelle nous avons assisté», mentionne Tania Saba.
Mais le télétravail n’a pas que du bon.
«Les conditions de travail différaient beaucoup selon la taille des organisations, nuance la professeure. Et plusieurs ont souffert d’isolement: nombreux sont celles et ceux qui s’ennuient des discussions entre collègues autour de la machine à café, mais qui se sentent aussi loin des prises de décision dans l’entreprise. Pour ces gens-là, plus l’isolement est grand, moins le télétravail s’avère satisfaisant.»