On s’en doutait, mais voilà que la science le confirme: les cyclistes nés en haute altitude seraient plus performants.
Tel est le constat d’une étude colombienne à laquelle a pris part Mauricio Garzon, chargé de cours à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de l’Université de Montréal.
Pour parvenir à cette conclusion, l’équipe de recherche a soumis à un test d’effort croissant jusqu’à épuisement – pour déterminer la consommation maximale d’oxygène (VO2 max) et la puissance aérobie maximale (PAM) – 80 coureurs âgés de 17 à 22 ans de trois catégories de performance et nés à trois niveaux d’altitude.
D’abord, alors que les cyclistes nés à une altitude de plus de 2000 m représentaient environ 50 % de l’échantillon analysé, les cyclistes qui avaient remporté ou occupé des positions privilégiées en tant que professionnels à un «grand tour» (Tour de France, Tour d’Italie ou Tour d’Espagne) constituaient une proportion significativement plus élevée (84 %) du groupe étudié.
Ensuite, les coureurs nés à basse altitude avaient des valeurs de PAM et de VO2 max inférieures à celles des cyclistes de moyenne et de haute altitude.
«Chez les cyclistes qui atteignent les podiums dans les grands tours, le facteur fondamental de leur succès est une meilleure consommation d’oxygène et nous avons prouvé que naître, grandir et s’entraîner en haute altitude améliore cette consommation», indique Mauricio Garzon.