«Rassurant», mais la prévention reste de mise
S’il s’agit de bonnes nouvelles, Helen Trottier continue néanmoins de marteler l’importance de la vaccination, avant les premières relations sexuelles qui plus est, pour éviter les complications liées au virus du papillome humain comme les cancers du col utérin et ceux anogénitaux et oraux.
À ce chapitre, la chercheuse tient à rappeler qu’une infection persistante par certains types du VPH chez les femmes enceintes semble augmenter les risques d’accouchement prématuré, «une cause majeure de mortalité périnatale et de morbidité», précise-t-elle.
Elle ajoute que des études récentes menées en Australie et au Danemark ont montré que la vaccination de masse chez les préadolescentes et adolescentes permettait de réduire significativement les accouchements avant terme.
Helen Trottier insiste aussi sur la pertinence des données de suivi jusqu’à cinq ans pour confirmer si le VPH trouvé chez les nouveau-nés a vraiment été éliminé ou si une partie du virus est restée non détectée dans les cellules basales et pourrait réapparaître plus tard dans l’enfance.