Il est reconnu qu’à l’adolescence les jeunes tendent à adopter les mêmes comportements que leurs pairs. Sachant qu’au Canada ils passent en moyenne 923 heures par année scolaire entourés de leurs collègues de classe, Sandrine Charbonneau a voulu vérifier si l’anxiété d’état – ou momentanée – ressentie par un élève peut être associée à l’anxiété de trait de ses camarades de classe.
Selon les résultats de ses travaux de maîtrise, effectués au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal sous la direction de la professeure Sonia Lupien, cette association existe pour les filles, mais pas pour les garçons.
Ses résultats, qui ont été publiés dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health, ont été obtenus à partir de données recueillies par Audrey-Ann Journault dans le cadre de son doctorat qui visait à comprendre la nature de l’anxiété vécue par les jeunes à l’école de même que les éléments pouvant y contribuer tels que les facteurs parentaux, scolaires et individuels.
Globalement, Sandrine Charbonneau a colligé les données contenues dans les questionnaires remplis en classe par plus de 1400 filles et garçons de six écoles primaires et de sept écoles secondaires du Centre de services scolaire des Affluents, sur la rive nord de Montréal. Les élèves ont répondu aux questionnaires en 5e et en 6e année du primaire ainsi qu’en 4e et en 5e secondaire.