La situation des personnes de la communauté LGBTQI+ en Tunisie est paradoxale.
D’une part, l’article 230 du Code pénal tunisien criminalise les relations consensuelles entre personnes de même sexe (jusqu’à trois ans de prison). D’autre part, plusieurs associations militant pour les droits LGBTQI+ sont légalement enregistrées et officiellement reconnues par l’État.
Ahmed Hamila, professeur au Département de sociologie de l’Université de Montréal et spécialiste des migrations internationales, des enjeux de genres et de sexualités et des solidarités transnationales, a décidé d’exploiter cette dichotomietypo3/#_msocom_1.
Avec des collègues de l’Université libre de Bruxelles et de l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain à Tunis, et en collaboration avec l’association tunisienne Mawjoudin, il a organisé en septembre 2022 la toute première conférence internationale en lien avec les enjeux LGBTQI+ en Tunisie. Intitulé «Solidarités transnationales et politiques queers mondiales», cet évènement visait à mettre en relation les acteurs des milieux de l'enseignement et de la recherche et les activistes sur le terrain.