Une pluralité de vieillissements
Professeure au Département de communication de l’UdeM, Line Grenier souligne qu’il existe une conception standardisée et uniforme du vieillissement. Aussi parle-t-elle «des vieillissements», puisqu’ils sont hétérogènes tant sur le plan individuel que sur le plan collectif.
«Chaque personne vit dans une ou plusieurs langues, participe de différentes cultures et habite un quartier, fait-elle remarquer. Plusieurs facteurs qui ne relèvent pas tous uniquement de décisions individuelles colorent comment et dans quel contexte on vieillit: il faut réfléchir sur les différentes manières de vieillir, qui dépendent d’appartenances diverses.»
Line Grenier déplore d’ailleurs que les représentations sociales véhiculées sur le vieillissement soient souvent négatives ou associées au déclin. «Il ne faut pas nier qu’il y a des personnes âgées qui sont dans le besoin, qui sont seules ou malades ou dépendantes, mais il y a aussi beaucoup de gens avancés en âge qui continuent d’avoir des projets et des aspirations», ajoute-t-elle.
Aussi propose-t-elle que les pouvoirs publics reconnaissent et valorisent davantage la diversité des vieillissements, sans les cloisonner dans un groupe d’âge particulier.