La nécessité de se remettre en question
L’idée de réunir un large bassin de partenaires issus des milieux de la recherche et de la société civile est née peu avant la pandémie et s’est concrétisée au cours des deux années qui ont suivi.
«Devant les enjeux d’équité, de diversité et d’inclusion, les milieux de la recherche en architecture dans toutes les écoles du pays ont compris qu’il y avait une convergence de crises en matière de qualité dans l’environnement bâti au Canada: de la crise climatique à la crise du logement et autant de crises urbaines liées à l’inclusion, l’itinérance, l’accessibilité sans oublier les crises patrimoniales et territoriales», indique Jean-Pierre Chupin.
Cette urgente remise en question a permis d’obtenir un financement de 8,5 M$, soit 2,5 M$ du Conseil de recherches en sciences humaines et 6 M$ des partenaires universitaires, communautaires, municipaux, institutionnels et professionnels.
Depuis le début du partenariat, les parties prenantes font alterner des actions locales et nationales dans 14 situations considérées comme critiques au pays. Elles se réunissent lors de congrès annuels – le premier ayant eu lieu à Montréal en 2022 et le deuxième à Calgary l’année dernière – où elles font état de l’avancement de leurs travaux et mettent en place des hypothèses pour des stratégies nationales d’amélioration de la qualité.