Améliorer l’environnement bâti pour une meilleure qualité de vie étudiante
L’importance accordée à la qualité des lieux dans les futurs aménagements témoigne des transformations sociales des dernières années. Alors que l’Université joue un rôle fondamental dans la promotion d’un milieu de vie de qualité pour sa population étudiante, son personnel et sa communauté de recherche, le monde post-COVID-19 a plus que jamais mis en lumière le besoin de socialisation des étudiantes et des étudiants ainsi que la nécessité d’offrir un milieu de vie convivial et accueillant que ces derniers auront envie d’adopter.
«Ces lieux de répit doivent être considérés comme un soutien au bien-être des étudiantes et des étudiants, indique Chantal Pharand, vice-rectrice adjointe aux affaires étudiantes et à la réussite à l’UdeM. Il y a un manque criant de ce type d’endroits destinés à la communauté étudiante sur le campus de la montagne. Ils sont d’autant plus importants dans un contexte postpandémique, où le besoin de vivre une expérience universitaire enrichissante et bienveillante est essentiel.»
Dès le départ, le bureau de projet souhaitait une participation étudiante dans la démarche de planification. Il s’agissait de mieux répondre aux demandes de ceux et celles qui utilisent ces installations.
«L’Université a un rôle crucial à jouer dans le bien-être de ses étudiantes et étudiants et il était important d’être à l’écoute de leurs besoins en termes d’aménagement», dit Chantal Pharand.
Ainsi, plusieurs rencontres ont eu lieu au printemps 2019 entre le bureau de projet, le Vice-rectorat aux affaires étudiantes et aux études et les représentants étudiants. Les consultations ont permis de cibler certaines priorités et d’orienter le concept d’aménagement de ces lieux vers un meilleur partage en fonction des activités de socialisation, d’étude ou de repos.
«Il y a une réelle demande relativement aux aires de repos et de détente, explique Chantal Pharand. Ces aménagements ont d’ailleurs déjà commencé à faire leur apparition sur les divers campus, qu’on pense aux lieux de relaxation des bibliothèques ou encore à ceux découlant d’initiatives mises en œuvre par des unités de l’UdeM. Avec la rénovation du pavillon Roger-Gaudry, il y avait une véritable volonté d’offrir à la population étudiante des emplacements additionnels à vocation variée, tels des lieux d’étude ou de travail en équipe, de socialisation et de relaxation.»
Les futures aires de vie étudiante comprendront des fauteuils ou du mobilier permettant la détente et seront universellement accessibles. Plusieurs de ces espaces répartis sur plusieurs étages incluront de petites salles fermées, afin de permettre le travail en solo ou en petits groupes, et certains seront jumelés à un café étudiant.
Dans les dernières années, en accord avec le Plan directeur des espaces de 2008, plusieurs aires publiques intérieures ont été aménagées pour la communauté étudiante dans le cadre de projets spéciaux. Désormais, tous les projets d’aménagement, dont ceux du Plan directeur des espaces 2023-2043, devront consacrer de 5 à 10 % d’espace aux aires de vie étudiante, une ligne directrice mise en place par l’Université visant à soutenir l’aménagement de lieux propices au bien-être, à l’apprentissage et à la réussite étudiante.