Des données brutes à rassembler en tableau de bord
Ces données sont précieuses aux yeux du professeur Timothée Poisot, du Département de sciences biologiques de l’Université de Montréal. Cet été, il dirige une petite équipe chargée d’analyser la possibilité de transformer ces données de surveillance brutes en tableau de bord qui présenterait des indicateurs de risque, une sorte de «Météomédia des maladies de la faune», illustre-t-il.
Ainsi Cole Brookson, doctorant de l’Université Yale à New Haven, au Connecticut, et Ariane Bussières-Fournel, étudiante du baccalauréat en sciences biologiques à l’UdeM, verront à départager les données à inclure ou à exclure du modèle à élaborer, puis à les standardiser et à les classer.
La situation à Berlin a ceci d’intéressant que les données sur les cas de maladie de Carré chez le Vulpes vulpes sont suffisamment nombreuses pour permettre d’effectuer des calculs plus précis.
«Il y a eu des cas de maladie de Carré dans des milieux très urbanisés de Berlin, ce qui a permis d’obtenir des jeux de données qui nous informent sur la qualité des données nécessaires pour créer des modèles qui pourront renseigner les décideurs publics et les habitants sur la prévalence du virus selon une géographie déterminée», souligne Timothée Poisot.