Des fouilles méthodiques guidées par géoradar
C’est grâce aux recherches historiques et archéologiques antérieures ainsi qu’aux images fournies par un relevé au géoradar effectué en 2024 que l’équipe a pu établir les zones à explorer. «Le géoradar, ça ressemble à une tondeuse qu’on passe au-dessus du gazon. On ne fait aucune intervention destructrice. La machine envoie des ondes, un peu comme la radio, et ça permet de voir s’il y a eu des perturbations dans le sol ou s’il existe des structures», explique Isabelle.
Sur les flancs est et ouest de l’église, six tranchées de 1 mètre sur 3 mètres ont été ouvertes. «On a fouillé de la fin avril jusqu’à la mi-mai. C’était beaucoup de travail et le temps était très mauvais au début. Il pleuvait sans cesse. Malgré tout, les résultats de ces premiers sondages sont très positifs. Dans la partie ouest, qui longe l’église, on a trouvé des sépultures à une grande profondeur, entre 1,20 mètre et 1,50 mètre», poursuit-elle.
Les fouilles ont aussi permis de dégager dans la partie nord-ouest un alignement de pierres qui pourrait correspondre à l’ancien mur d’enceinte du cimetière.
Pour l’heure, aucune des sépultures intactes n’a été complètement fouillée. L’équipe s’est contentée de confirmer leur présence et leur bon état de conservation. Les tranchées ont été soigneusement rebouchées en prévision de fouilles plus approfondies prévues en 2026 dans le cadre d’une école de fouille. «On a tout laissé en place, précise Isabelle Ribot. Il est essentiel, d’un point de vue éthique et scientifique, de ne pas perturber inutilement ces sépultures.»