Le manifeste Mettre fin aux violences basées sur le genre: autonomisation des femmes et développement durable vient d’être publié par l’équipe organisatrice du cinquième congrès de la Chaire internationale Mukwege, qui s'est tenu en décembre 2024 à Montréal.
«Le document constitue une synthèse des stratégies gagnantes présentées à la rencontre et vise à faciliter l’utilisation des données probantes», affirme Marie Hatem, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, qui a été coorganisatrice et présidente du comité scientifique du congrès.
Parce que même si l’égalité des genres fait partie des 17 objectifs de développement durable (ODD) de l’Organisation des Nations unies pour 2030, force est de constater qu’il y a encore beaucoup de violences basées sur le genre, notamment utilisées comme arme de guerre dans de nombreux conflits sur la planète.
«De fait, partout où il y a de l’instabilité, de la pauvreté et où la femme n’a pas de droits, les violences sont là, explique la chercheuse. Pourtant, des milliards ont été dépensés depuis le lancement des ODD pour autonomiser les femmes afin d’arriver à l’égalité des genres. Mais qu’est-ce qui fonctionne vraiment?»