Caroline Ouellet fait dialoguer les savoirs et les réalités du terrain

Par UdeMnouvelles
En 5 secondes Un prix d’excellence en enseignement aux chargés de cours souligne l’approche de Caroline Ouellet, qui fait dialoguer savoirs universitaires, expériences professionnelles et réalités du terrain.
Caroline Ouellet, chargée de cours à la Faculté de l'apprentissage continu de l'Université de Montréal

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Prix d’excellence en enseignement Article 48 / 64

Pour Caroline Ouellet, la classe est un lieu de dialogue où les savoirs théoriques rencontrent les expériences professionnelles, les perspectives disciplinaires et les réalités du terrain. Chargée de cours à la Faculté de l’apprentissage continu de l’Université de Montréal, elle se voit comme une facilitatrice d’apprentissage. Elle est lauréate du Prix d'excellence en enseignement aux chargés et chargées de cours, chargés et chargées d'enseignement clinique, superviseurs et superviseures de stages et cliniciens-enseignants et cliniciennes-enseignantes.

Psychologue de formation, elle enseigne au certificat en santé publique: prévention et promotion de la santé. Ses cours s’adressent principalement à des travailleurs des milieux de la santé, de l’intervention ou de secteurs connexes. Certaines personnes y vivent aussi leur première expérience universitaire québécoise. 

Cette diversité nourrit sa pédagogie. Caroline Ouellet crée un cadre où les étudiantes et étudiants peuvent relier leurs expériences aux concepts abordés, confronter leurs points de vue et approfondir leur compréhension des questions de santé. L’apprentissage devient un processus de coconstruction pertinent dans des domaines qui touchent les individus, les organisations, les communautés et les politiques publiques. 

Son enseignement combine exposés magistraux, classe inversée, discussions dirigées et activités expérientielles. Les groupes travaillent sur certains thèmes, mobilisent leur vécu professionnel et réfléchissent sur les dimensions éthique et sociale des interventions en santé. 

Dans le cours Promotion et éducation de la santé (SPU 2300), ils explorent les déterminants de la santé, les théories du changement de comportement, l’entretien motivationnel, les inégalités sociales de santé, le plaidoyer et la planification d’interventions. Des ateliers, des simulations et des exercices d’intégration sont aussi au menu. 

Caroline Ouellet accorde une grande place à l’autonomie. Dans plusieurs travaux, les étudiants et les étudiantes choisissent les sujets ou les programmes à analyser. Les équipes réunissent des personnes de milieux professionnels variés pour croiser les expertises et se pencher sur les questions de santé publique sous des angles complémentaires. 

La rétroaction occupe une place importante dans son enseignement. Chaque exercice est commenté, et des rétroactions collectives sont présentées en classe. Lorsque plusieurs personnes éprouvent des difficultés à saisir un concept ou une question d’examen, la chargée de cours revient sur la matière et module ses explications. 

Cette attention s’étend aux étudiantes et aux étudiants en situation de handicap. Caroline Ouellet propose de les rencontrer afin de mieux comprendre leurs besoins et d’adapter certaines modalités pédagogiques, le cas échéant. Elle favorise ainsi une participation progressive dans un cadre sécurisant. 

Cette sensibilité a guidé son enseignement auprès d’intervenants des communautés atikamekw et innue de Mashteuiatsh dans le projet MAMIK. Elle a modifié les contenus et les activités du cours SPU 2300 pour les faire accorder aux réalités de ces communautés. L’entretien motivationnel lié au tabagisme a ainsi été abordé en tenant compte de la place culturelle et spirituelle que peut occuper le tabac dans certains contextes autochtones. 

Dans le même esprit, elle a conçu une version du cours Savoir-être et intervention (PSE 2500) selon une démarche de coconstruction pédagogique afin de répondre aux attentes pédagogiques et professionnelles. 

Son engagement dépasse ses salles de classe. Caroline Ouellet a contribué à la conception et à l’actualisation du cours SPU 2300, à la création du cours Santé des adultes et des personnes âgées (SPU 3030) ainsi qu’à l’adaptation de contenus destinés à des communautés autochtones. Elle a aussi participé à la révision du certificat en intervention psychoéducative et siégé à un comité d’intégration pédagogique sur les questions autochtones. 

À la demande de la Faculté de l’apprentissage continu, elle a conçu et offert des formations sur la gestion du stress. Elle agit comme formatrice pour l’École de santé publique de l’UdeM, où elle prend part à la formation continue de professionnels de la santé et des services sociaux. 

Son travail clinique comme psychologue à l’Hôpital Sainte-Anne, rattaché à Santé Québec Ouest-de-l'Île-de-Montréal – Universitaire, auprès de vétérans qui souffrent de douleurs chroniques et de problèmes de santé mentale, demeure une attache importante. Il lui permet de maintenir le lien entre la théorie, la recherche et les réalités de l’intervention. 

En faisant dialoguer savoirs universitaires, expériences professionnelles et réalités communautaires, Caroline Ouellet propose une pédagogie ancrée dans le terrain, attentive aux parcours étudiants et tournée vers une pratique plus réflexive de la santé publique.

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