L’anatomie vétérinaire exige de mémoriser de nombreuses structures, d’en comprendre l’organisation spatiale et de les relier aux fonctions biologiques et à la pratique clinique. Pour Kalidou Ndiaye, lauréat du Prix d'excellence en enseignement aux professeurs et professeures, cette complexité constitue surtout un défi pédagogique.
Professeur au Département de biomédecine vétérinaire de l’Université de Montréal depuis 2014, il enseigne au doctorat de 1er cycle en médecine vétérinaire et aux cycles supérieurs. Son objectif: rendre les notions complexes accessibles sans sacrifier la rigueur.
Son approche repose sur la conviction que chaque étudiante ou étudiant possède un potentiel qu’il faut aider à développer. Il cherche ainsi à créer un environnement stimulant et inclusif, adapté aux apprenants.
Pour soutenir l’attention et vérifier la compréhension, il divise ses séances en blocs courts, suivis de questions inspirées des examens. Ces activités favorisent la participation et permettent aux étudiants et aux étudiantes d’évaluer rapidement leur compréhension de la matière. Après les examens, il revient sur les notions moins bien maîtrisées.
Son enseignement fait une place importante aux outils visuels. Photos, images de structures anatomiques, schémas et guides complètent les recueils de notes. Il utilise aussi Wooclap, les forums StudiUM et des jeux-questionnaires pour multiplier les interactions.
Les travaux pratiques sont au cœur de sa pédagogie. En laboratoire, il encourage l’autonomie, l’observation attentive et la participation aux dissections. À la fin de chaque bloc, une évaluation formative aide à structurer l’étude, à consolider les connaissances et à se familiariser avec les attentes.
Il a également contribué à améliorer les conditions d’apprentissage en anatomie. Cobénéficiaire d’une subvention du Centre de pédagogie universitaire, il a travaillé à un projet visant à équiper son laboratoire de caméras et d’écrans. Ces outils permettent de projeter les dissections et les manipulations du prosecteur afin de faciliter les observations dans les grands groupes.
Sa disponibilité constitue un autre volet important de son enseignement. Il répond aux questions en classe, par courriel, dans les forums StudiUM et lors de rencontres individuelles. Cet accompagnement est particulièrement utile dans une matière où la quantité d’informations peut devenir intimidante. Aux cycles supérieurs, Kalidou Ndiaye a supervisé des stagiaires d’été ainsi que des étudiants et étudiantes de maîtrise et de doctorat. Il a siégé à des comités-conseils et à des jurys d’évaluation de mémoires, de thèses et d’examens de synthèse à l’UdeM et à l’étranger.
Acteur clé de l’évolution du programme de doctorat de 1er cycle en médecine vétérinaire, il a participé au comité des admissions, au comité de révision et d’actualisation du doctorat ainsi qu’au comité des affaires enseignantes du campus de Rimouski. Il a notamment contribué aux réflexions sur le futur laboratoire d’anatomie afin d’harmoniser l’enseignement entre les campus de Saint-Hyacinthe et de Rimouski.
Depuis 2022, il prend part à l’actualisation du programme selon une approche par compétences. D’après son dossier d’information, sa contribution représente près de 80 rencontres et plus de 170 heures de travail.
Ses activités d’enseignement obtiennent une moyenne de 3,95 sur 4. Il poursuit son perfectionnement grâce aux formations du Centre de pédagogie universitaire et met à jour chaque année son matériel avec de nouvelles images, de nouveaux exemples et des explications adaptées.
En combinant précision scientifique, outils interactifs et accompagnement attentif, Kalidou Ndiaye montre qu’une discipline réputée difficile peut devenir un apprentissage vivant. Son approche aide les futures et futurs vétérinaires à acquérir des connaissances solides et la confiance nécessaire à l’exercice clinique.