Traiter les erreurs de mesure
«Ces variables comportent des erreurs de mesure et ne sont pas très précises, mais elles nous fournissent des indices que nous pouvons combiner avec des hypothèses plausibles pour arriver à une corrélation qui nous donne un meilleur tableau de la réalité», indique Karim Chalak.
Ainsi, le chercheur et ses collègues ont compilé, pour chacun des 50 États américains et le district fédéral de Columbia, l’ensemble des données annuelles sur le taux d’homicides par 100 000 habitants sur un continuum de 35 ans, soit de 1980 à 2014 inclusivement.
Et ils ont mis ces données en relation avec les études portant sur le taux de possession d’armes à feu.
«Nous avons utilisé le même modèle et les mêmes variables que ces études, et nous avons ensuite appliqué nos méthodes économétriques pour obtenir des estimations qui tiennent compte des erreurs dans les mesures indirectes du taux de possession, ajoute-t-il. Nous avons obtenu de nouveaux résultats similaires à partir de différentes hypothèses sur les erreurs.»