«On a fait le constat que les communautés noires étaient sous-représentées à la faculté», dit France Houle, doyenne de la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Si les étudiantes et étudiants issus de la diversité ne représentent que 17,1 % des admissions, ceux et celles de la population noire y sont encore moins présents. Les employeurs ont donc de la difficulté à recruter des personnes de ces communautés. «Il y a un problème de recrutement. Si l’on veut que les personnes noires prennent leur place dans les bureaux d’avocats et de notaires, il faut en former», constate la doyenne.
Le 1er Forum citoyen sur la représentativité des communautés noires dans les professions juridiques, qui a eu lieu le 11 mai au campus MIL, était donc l’occasion de réfléchir aux moyens de joindre les étudiantes et étudiants de ces communautés pour les attirer et les accompagner. La démarche s’inscrit dans les objectifs stratégiques du mandat de la doyenne, soit de mettre en œuvre le projet en matière d’équité, de diversité et d’inclusion à la Faculté de droit, mais également dans le grand chantier entrepris par l’UdeM avec son plan d’action 2020-2023 Pour l’équité et l’inclusion. «La faculté ne peut pas rester insensible à cette question. Les notaires et les avocats sont au cœur de plusieurs actions stratégiques, ils sont des intervenants majeurs dans la société, on doit donc se demander comment faire davantage dans notre faculté», confie Aminata Bal, adjointe de la doyenne et principale organisatrice du Forum. Sur le thème «Réunir, réfléchir, transformer», la rencontre se voulait une première étape dans la mise en place d’un plan d’action.