C’est l’impression d’avoir agi concrètement en faveur de l’environnement qui habitait les étudiants et étudiantes au lendemain de l’expédition. En plus de recenser les espèces de poissons rencontrées, l’équipe a eu l’occasion de redonner à la collectivité visitée de Bonaire en consacrant un après-midi à une corvée de nettoyage des fonds marins et d’une plage très fréquentée de l’île. Au total, 25 kg de déchets ont été ramassés dans l’eau et inscrits dans la base de données PADI AWARE et 7 kg additionnels l’ont été sur des rivages pour l’organisation Mission 1000 tonnes.
«À chaque expédition que nous réalisons, je suis impressionnée par l’évolution des participants et participantes tout au long des formations préparatoires et surtout au moment des opérations sur le terrain. Quel que soit leur niveau dans le programme de doctorat en médecine vétérinaire, l’expérience de la plongée scientifique leur permet de développer des compétences qui leur seront utiles en tant que médecins vétérinaires, telles que la communication, le travail d’équipe et la collaboration interdisciplinaire, peu importe leur orientation de carrière. Ce séjour à l’étranger leur permet aussi d’accroître leur confiance en eux, leur engagement social et leur leadership positif», rappelle Michèle Doucet.
Pour Bastien Rubin, étudiant de maîtrise en sciences vétérinaires qui était au nombre des plongeurs à Bonaire, «prendre part à un projet scientifique à l’international, c’est une expérience gratifiante qu’on n’a pas toujours l’occasion de pouvoir vivre comme étudiant. Puisque j’ai une formation en biologie marine, le projet m’a intéressé et conforté dans l’idée que je souhaite travailler dans le milieu de la conservation marine».