Identité québécoise ou canadienne d’abord et avant tout
Au cours des entrevues qu’elle a réalisées auprès de descendants de couples mixtes, Josiane Le Gall a repéré trois stratégies identitaires utilisées par leurs parents en matière de références culturelles, soit l’absence totale de transmission culturelle, la transmission explicite de marqueurs identitaires (transmission de la langue ou de la religion) et la simple mise en œuvre des références culturelles (la religion n’est pas activement transmise, mais il y a la présence de pratiques culturelles et religieuses à la maison).
De façon unanime, les participantes et participants ont dit s’identifier d’abord comme Québécois, et dans une moindre mesure comme Canadiens, et ce, que leur deuxième parent soit né au Québec ou non.
«Leurs influences proviennent d’abord et avant tout du lieu où ils sont nés, car c’est ici qu’ils se sentent chez eux, souligne Josiane Le Gall. C’est notamment à travers l’école et les amitiés qu’ils ont nouées que leur identité s’est le plus forgée.»
Ces personnes sont aussi majoritairement attachées à l’héritage culturel transmis par leur parent issu de l’immigration.
«Elles revendiquent une identité plurielle, qui combine les influences culturelles des deux parents, celui venu d’ailleurs et celui d’ici, ajoute Josiane Le Gall. Comme le veut une expression populaire, elles se disent 100 % mixtes.»