Les saules, grands capteurs d’azote et de phosphore
Les saules sont cultivés surtout pour la biomasse qu’ils produisent et qui peut être commercialisée sous différentes formes: copeaux isolants, amendements organiques, combustible pour le chauffage, tiges pour la fabrication de clôtures végétales, etc.
«Pour s’assurer de bonnes récoltes, les producteurs de saules doivent constamment pourvoir les cultures de grandes quantités d’eau et de nutriments, dont l’azote et le phosphore, indique Ahmed Jerbi. Ainsi, plutôt que d’irriguer ces plantations avec de l’eau potable et de les fertiliser avec des engrais chimiques qui coûtent cher et dont la production contribue aux gaz à effet de serre, on pourrait tout simplement les fertiguer – c’est-à-dire les irriguer et les fertiliser à la fois avec des eaux usées qui sont une grande source de nutriments.»
En fait, le système racinaire des saules leur permet d’exploiter de grandes surfaces du sol et d’emmagasiner de grandes quantités de nutriments. Cette caractéristique est d’autant plus mise à profit dans le contexte de la fertigation où les grandes quantités d’azote et de phosphore que renferment les eaux usées sont introduites dans le sol.
De plus, les saules sont faciles à cultiver par simple bouturage et ont un potentiel de croissance très rapide, leurs tiges pouvant atteindre trois mètres de hauteur dès leur première saison.