Entre l'île d'Orléans et le lac Saint-Pierre, les grandes marées inondent les berges du Saint-Laurent deux fois par jour, créant des conditions auxquelles peu de plantes savent s'adapter. Parmi celles qui y parviennent, une douzaine d'espèces ne poussent nulle part ailleurs dans le monde.
La cicutaire de Victorin (Cicuta maculata var. victorinii) en fait partie. Pouvant atteindre deux mètres de haut, cette plante vivace est considérée comme menacée au Québec et vulnérable au Canada. Thomas Villeneuve, étudiant de maîtrise en sciences biologiques à l'Université de Montréal, s'y intéresse depuis deux ans afin de mieux la protéger, mais aussi et surtout pour répondre à une question plus fondamentale: est-on vraiment capable de la reconnaître sur le terrain?