Le projet PARCS en santé, dont la responsable est Cécile Aenishaenslin, professeure à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, a été mis sur pied par une équipe de recherche interdisciplinaire en partenariat avec les organisations et municipalités qui gèrent six parcs nature périurbains des régions de Montréal, de la Montérégie et de l’Estrie.
Les deux millions de dollars obtenus du programme de subventions Alliance du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et du programme Accélération de Mitacs permettront d’étudier une situation complexe. En effet, ces parcs nature périurbains sont une source de bienfaits pour la santé physique et la santé mentale des gens qui les visitent et constituent des refuges pour la faune et la flore. Cependant, leur équilibre écologique est menacé pour plusieurs raisons, dont la perte de biodiversité, la présence d’espèces exotiques envahissantes, la surabondance de certaines espèces et les changements climatiques. Notamment, la capacité de régénération et d’adaptation des forêts et de l’ensemble des végétaux est mise à mal par le broutage intensif d’espèces comme le cerf de Virginie. Cette situation profite à l’établissement d’autres espèces envahissantes comme les tiques, ce qui favorise l’émergence de maladies qui menacent la santé humaine, telle la maladie de Lyme.
«Ce projet a été élaboré en suivant l’approche Une seule santé, qui reconnaît que la santé des animaux, celle des écosystèmes et celle des humains sont étroitement liées», explique Cécile Aenishaenslin, qui se spécialise dans la prévention de la maladie de Lyme et des zoonoses.
«Pour réaliser ce projet, nous avons besoin de plusieurs expertises ainsi que des citoyens pour disposer des connaissances nécessaires à la mise en place d’une stratégie d’intervention durable et acceptable pour les parcs. Elle devra permettre de réduire au maximum les risques pour la santé humaine et ceux pour la biodiversité», poursuit la chercheuse.