Après avoir fréquenté plusieurs parcs montréalais, dont le parc Maisonneuve, les moutons de l’organisme Biquette écopâturage débarquent sur le site de l’ancien hippodrome cet été. Ce projet, mis sur pied par le Vice-rectorat au communautaire, à l’international et aux Premiers Peuples, en collaboration avec l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et l’organisme MultiCaf, est une initiative conjuguant science, engagement communautaire et développement durable. En plus d’entretenir de façon écologique l’espace en friche, cette activité aide à préparer et à enrichir le sol, ce qui permettra à MultiCaf d’agrandir ses potagers urbains Les bonnets bleus dans les prochaines années.
Mais au-delà des services rendus, quels bienfaits les moutons procurent-ils? «Convaincue des bienfaits de leur projet sur la santé humaine, la coordonnatrice de Biquette écopâturage, Annie Cloutier, a approché Cécile Aenishaenslin (professeure à la Faculté de médecine vétérinaire) et Yan Kestens (professeur à l’École de santé publique de l’UdeM) pour mieux comprendre ses effets sur la santé humaine», raconte Noémie Harriet, coordonnatrice principale de la Chaire d’excellence en recherche du Canada Une seule santé urbaine, dont les deux professeurs font partie.
«C’est l’occasion pour plusieurs citadins et citadines de découvrir cet animal et de côtoyer de la nature en ville. On a l’instinct de dire que c’est une bonne chose, mais est-ce le cas? L’idée est de bien y réfléchir, et d’étudier les effets», poursuit-elle. En effet, est-ce que c’est le fait de socialiser et de faire partie d’un groupe de bénévoles qui est positif ou le contact même avec l’animal?