Essentielle interdisciplinarité
L’ère du travail en silo est révolue. Il n’y aura pas d’avancée significative sans une mise en commun des savoirs. Et cette conférence sur l’alimentation est exemplaire à cet égard. Ainsi, en plus des spécialistes du Département de nutrition de l’Université de Montréal, à l’avant-plan, d’autres de l’École de santé publique de l’UdeM (ESPUM), des départements de physique, de géographie, de sciences biologiques et de l’École d’architecture exposeront leurs découvertes. Une brochette d’experts d’autres universités nord-américaines (McGill, Toronto, Vermont, Wisconsin-Madison) ainsi que d’établissements du Guatemala et de l’Équateur feront part de leurs observations sur les inégalités alimentaires contemporaines. Des représentants de la société civile et d’organismes non gouvernementaux (ONG) seront aussi de la partie.
«L’idée que la santé alimentaire est interdisciplinaire est de mieux en mieux comprise, mentionne Malek Batal, qui reste toutefois réaliste. En fait, je suis pessimiste et cela me pousse à agir. Nous ne pouvons pas baisser les bras. Si l’on ne fait rien, la situation deviendra pire encore. Il est urgent d’élaborer des modèles de production alimentaire moins dommageables.»