Écrire des partitions de musique électronique
Nicolas Bernier, créateur d'œuvres électroacoustiques, s'interroge sur la manière de structurer l'écriture de ses compositions pour les interpréter sur scène. «Sur mon synthétiseur se trouvent une multitude de boutons et de câbles. Quand je monte sur scène, comment me souvenir de ce que je dois faire, sur quel bouton appuyer et quel type de son produire? Pour ce qui est de la perception du son, comment le son est-il censé être entendu? Parce que si je tourne le bouton à 75° ou si je le tourne à 25°, le rendu sera très différent. Comment écrire cela pour réussir à rejouer l’œuvre plus tard?» observe le professeur.
Que noter? Faut-il écrire chaque manipulation et chaque son produit? Si, sur une partition de musique classique, on peut écrire et suivre chaque note, en revanche un synthétiseur peut émettre une centaine de notes en l’espace d’une fraction de seconde! Consigner chaque note serait peu pratique et fort complexe à lire pour l’interprète! «Cela ne vaut pas la peine d'écrire la totalité des notes, il faudrait plutôt pouvoir décrire l'énergie du son et son évolution: est-ce que la série de sons descend, monte ou inclut de la distorsion?» illustre Nicolas Bernier.