«Le Canada, comme les pays du Nord, n’est pas connu pour sa diversité biologique. Pourtant, on a plein de choses intéressantes à découvrir encore», relate Colin Favret, professeur au Département de sciences biologiques et directeur de la Station de biologie des Laurentides (SBL).
Catherine Hébert, qui entame un doctorat sous sa direction, l’a bien constaté. Durant sa maîtrise, elle a échantillonné plusieurs forêts à travers le Québec, dont celle de la SBL, pour étudier la diversité de la famille des mymarides, de minuscules guêpes parasites. Ces «mouches fées» (on les appelle fairyflies en anglais), parmi les plus petits insectes au monde, fascinent l’étudiante et son directeur. «Les gros insectes, on les connaît, parce qu’ils sont faciles à capturer. Mais ça représente environ 1 % de la diversité. Les petits insectes, eux, sont complètement inconnus», dit-il.
«Les mymarides sont vraiment mignonnes. En plus d’avoir des ailes membraneuses, elles ont de longs poils sur les ailes, ce qui fait qu’elles sont très légères», poursuit-il. Elles sont aussi à mi-chemin entre des parasites et des prédateurs: les femelles pondent en effet leurs œufs dans les œufs d’autres insectes, ce qui mène nécessairement à la mort de leur hôte (ce qui n’est pas le but d’un parasite normalement).