La professeure de la Faculté de droit de l’Université de Montréal Karine Millaire reçoit une subvention de 900 000 $ du Fonds de recherche du Québec pour mener un projet d’envergure sur l’expérience et les besoins en matière de sécurisation culturelle des Premières Nations et des Inuits au Québec, y compris chez les personnes n’ayant pas eu accès aux services du réseau de la santé et des services sociaux.
Réalisé dans le cadre d’une action concertée avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, ce projet vise à analyser les parcours d’Inuits et de membres des Premières Nations, leurs attentes et les obstacles qu’ils ont rencontrés, qu’ils aient ou non eu recours aux services du réseau. Il s’inscrit dans un contexte où les inégalités d’accès aux soins, largement reconnues, demeurent un enjeu important malgré des avancées récentes, notamment l’adoption de la loi sur la sécurisation culturelle.
Mené avec plusieurs partenaires clés, dont le Bureau du Principe de Joyce, la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador, le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec, Qavvivik Inuit Family and Community Health Centre et Projets Autochtones du Québec, le projet repose sur une approche participative et collaborative. Il mobilise également un vaste réseau de collaborateurs affiliés, notamment à Tahatikonhsontóntie’, l’environnement réseau de recherche en santé pour les Autochtones du Québec.
Appuyée par une équipe interdisciplinaire, notamment les chercheuses de l’UdeM Amélie Blanchet-Garneau, de la Faculté des sciences infirmières, et Marie-Claude Tremblay, du Département de médecine sociale et préventive, la professeure Millaire mènera une recherche combinant entrevues, cercles de discussion et analyses thématiques afin de mieux saisir les réalités vécues sur le terrain.
Les résultats permettront de formuler des recommandations concrètes pour améliorer les pratiques, les politiques et les mécanismes institutionnels relatifs à la sécurisation culturelle. Ce projet contribuera, à terme, à favoriser un accès plus équitable et culturellement sécurisant aux services de santé et aux services sociaux pour les populations inuites et des Premières Nations.