Un témoignage qui frappe
Le témoignage de Karine Taché, qui vit avec l’obésité depuis 40 ans, a marqué les esprits. Avec une franchise bouleversante, elle a raconté son parcours jalonné de préjugés et de souffrance: automutilation, perte massive de poids, chirurgie bariatrique, consultations médicales frustrantes. En prenant du poids, elle a commencé à recevoir l’attention qu’elle disait rechercher, mais une attention négative marquée par la stigmatisation. Du même souffle, elle a dénoncé la grossophobie médicale: «On ne m’a jamais traitée comme une personne, mais comme une “grosse”», a-t-elle dit, la gorge nouée.
Elle a aussi expliqué que son obésité n’est pas la conséquence d’un manque de volonté ni d’une prise alimentaire démesurée – elle mange avant tout pour calmer ses émotions, une réalité rarement prise en compte. Son message a résonné dans la salle. Les panélistes ont salué son courage et les membres du public l’ont chaudement applaudie. Pour plusieurs, son intervention a rappelé l’urgence de repenser la façon dont l’obésité est abordée dans le système de santé.